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Les analyses réalisées, résultats et intérêt dans la SEP

 

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La ponction lombaire
Le liquide céphalo-rachidien
 

L'objectif de la ponction lombaire (PL) est de prélever du liquide céphalo-rachidien (LCR) pour l'analyser.

La quantité totale de LCR est de l'ordre de 150 ml. Notre organisme en produit constamment, il est intégralement renouvelé toutes les 6 à 8 heures.

 
 
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Le déroulement et technique de l'examen
 

La ponction lombaire est obligatoirement réalisée par un médecin.

Le patient est installé assis (ou parfois sur le côté), le dos le plus rond possible afin de bien dégager le massif rachidien. Le point de ponction est repéré par le praticien, il doit se situer entre la 4 e et la 5 e vertèbre lombaire, ou entre la 3 e et la 4 e.
La zone de ponction est soigneusement désinfectée, le médecin est équipé de gants stériles. Il utilise une aiguille spécifique (longue, fine, creuse, et équipée d'un stylet). La bonne position de l'aiguille est vérifiée en retirant le stylet et le LCR est recueilli dans des tubes spécifiques. L'aiguille est alors retirée et un pansement mis en place. L'ensemble de la procédure excède rarement quelques minutes.
Il s'agit d'un examen, qui malgré sa réputation, est peu douloureux lorsqu'il est pratiqué par un praticien expérimenté.

L'effet secondaire le plus courant est le mal de tête. Il est habituellement majoré par la position assise ou debout et soulagé par la position couchée. Il peut persister quelques jours. L'utilisation de nouveaux types d'aiguilles permet de limiter ce phénomène douloureux. Les douleurs au point de ponction sont minimes et ne persistent pas au-delà de 48 heures.

 
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Les analyses réalisées, résultats et intérêt dans la SEP
 

Le diagnostic de SEP peut être aidé par les résultats de l'analyse du LCR. De fait, les résultats de cet examen sont intégrés dans les critères diagnostiques de la SEP. L'apport essentiel chez les patients ayant une symptomatologie témoignant de l'existence de lésions du système nerveux central est d'indiquer la nature inflammatoire de ces lésions.

 

L'analyse cytologique a pour rôle d'étudier le nombre et le type des cellules présentes dans le LCR. Un LCR normal ne doit pas contenir plus 5 cellules par mm 3 de liquide. Il existe assez fréquemment (35%) une élévation modérée du nombre de cellules dans le LCR des patients souffrant d'une SEP.

L'analyse biochimique se résume au dosage du glucose, du chlore et surtout des protéines. Le dosage des protéines peut être modérément élevé.

L' isoélectrofocalisation permet tout d'abord d'affirmer la présence d'un processus inflammatoire limité au système nerveux central par la mise en évidence d' immunoglobulines IgG dans le LCR, absentes du sang : il s'agit de la synthèse locale dite intra-thécale des immunoglobulines. Ces IgG forment de petites bandes caractéristiques sur le profil d'isoélectrofocalisation ; il s'agit des fameuses « bandes oligoclonales » retenues dans les critères diagnostiques de Poser et McDonald. Elles ont une grande valeur pour le diagnostic mais ne sont malheureusement pas spécifiques de la SEP et peuvent être retrouvées dans d'autres pathologies inflammatoires ou infectieuses du système nerveux central.

 

Des analyses virales et bactériologiques un peu systématiques permettent d'éliminer certaines pathologies infectieuses pouvant mimer un SEP (virus VIH, EBV, VZV, HTLV ; maladie de Lyme.)

 

 
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